Réaffirmons notre rôle de vigie, défendons nos libertés
Il y a 40 ans, le gouvernement demandait à La Cimade d’être présente dans tous les Centres de ...
Le 29 mai prochain, le Protocole pour la libre circulation des personnes, le droit de résidence et d’établissement dans l’espace CEDEAO aura 35 ans. Pourtant, la libre circulation régionale connaît encore de sérieuses entraves.
Campagne pour la libre circulation dans l’espace CEDEAO
Je suis un citoyen de la CEDEAO : avec mes biens, j’ai le droit de circuler librement dans l’espace CEDEAO. Le Protocole sur la libre circulation des personnes dans l’espace CEDEAO a 35 ans, il est temps qu’il soit effectif.
22/05/2014
Le 29 mai prochain, le Protocole pour la libre circulation des personnes, le droit de résidence et d’établissement dans l’espace CEDEAO aura 35 ans. Pourtant, la libre circulation régionale connaît encore de sérieuses entraves. Les espoirs suscités par le Protocole ont été déçus sur le terrain par le hiatus entre l’adoption des textes et leur non application.
Lorsqu’ils sont en déplacement, les ressortissants, mais aussi les non ressortissants de la CEDEAO ne sont guère protégés contre les violations de leurs droits fondamentaux. Sur les routes, la libre circulation des personnes et des biens est loin d’être une réalité. Le passage des frontières est soumis à des prélèvements illicites, à des pratiques discriminatoires, et à des violences ou détentions arbitraires perpétrées par des agents de l’immigration zélés ou des forces de sécurité ignorants les contenus des textes communautaires.
Par ailleurs, sous la pression des politiques de l’Union européenne, de nombreux États d’Afrique de l’Ouest se sont lancés dans des politiques et pratiques de lutte contre l’immigration dite clandestine qui sont parfois en contradiction avec les objectifs même de la CEDEAO et en violation flagrante de la Convention des Nations unies sur les droits des travailleurs migrants et des membres de leur famille.
Aujourd’hui, il est urgent que les citoyens interviennent dans le débat sur les politiques migratoires.
Pour que cette libre circulation décrétée par les chefs d’États des 15 États membres de la CEDEAO en 1979 devienne une réalité pour chacun des citoyens, des associations membres du réseau Loujna-Tounkaranké se mobilisent au Niger, au Mali, en Côte d’Ivoire et au Sénégal et organisent les semaines de la mobilité.
Pilotée par Alternative espaces citoyens (AEC), l’Association malienne des expulsés (AME), l’Association pour les rapatriés d’Afrique centrale au Mali (ARACEM), la Convention de la société civile ivoirienne (CSCI) et le Réseau migration et développement (RE.MI.DEV, Sénégal), cette campagne vise à sensibiliser les parlementaires et les autorités aux entraves à la libre circulation et à mobiliser les citoyens de cet espace.
Diverses activités seront menées dans chacun de ces pays du 23 au 6 juin 2014. Le 29 mai, date anniversaire du Protocole, une journée de protestation aura lieu dans chacun des quatre pays.
Pour plus d’informations :
Tcherno Hamadou Boulama, Coordinateur de la campagne
+227 96 97 30 23, hbtcherno@gmail.com
Ousmane Diarra, Président de l’association malienne des expulsés (AME)
+223 66 78 21 11, expulsesmaliensbasta@yahoo.fr
Abderhamane Cissé, Chargé de communication, Convention de la Société Civile Ivoirienne (CSCI)
+225 77 34 10 32, abder_cisse@yahoo.fr
Aby Sarr, Réseau migration et développement (RE.MI.DEV)
+221 77 52 99 806, sarrhaby@gmail.com
Cette campagne est coordonnée par Alternative espaces citoyens (Niger
Auteur: Service communication
Il y a 40 ans, le gouvernement demandait à La Cimade d’être présente dans tous les Centres de ...
LES PRAHDA (programmes régionaux d'accueil et d'hébergement des demandeurs d'asile) font partie ...
Depuis le début de l’année 2024, les tentatives d’expulsion de personnes originaires de pays ...
Communiqué du réseau euro-africain Migreurop dont La Cimade est membre, à l'occasion du 20ème ...